Pierre est responsable aux éclaireurs. Bonjour Pierre, tu as 21 ans et
tu es responsable aux éclaireurs. Depuis quand es-tu dans ce mouvement
? Pierre : J'ai campé l'été pour la première fois en 2000 à Arbois (39)
:
2 années de louveteaux, 5 d'éclaireur, 2 aux aînés et j'entame ma
troisième année de responsable, pour résumer cela fait 11 ans passés
aux éclaireurs unionistes, en cette année du centenaire de
Le foulard de Pierre. Photo Raphaël Georgy
notre
mouvement !
CSJ : Avec une dizaine
d’éclaireurs, tu as animé la fête médiévale de Colombier-Fontaine le 4
septembre dernier. Opération réussie ?
Pierre : Disons que, comme n'importe quel stand de l'évènement, le
bilan aurait été plus positif avec du soleil, mais nous avons eu de la
visite en discontinu, même s'il y avait moins de monde que l'an dernier
bien sûr. Notre stand s'est agrandi et nous restons très motivés pour
ce genre d'évènement. Je précise que notre participation à cette
manifestation doit beaucoup à nos cadres locaux, il n'y avait pas que
les responsables mais également certains éclais volontaires et des
aînés motivés. Je pense que notre petite prestation a été remarquée à
son échelle et appréciée par les gens.
Au mois de juillet, tu as
participé à la veillée du centenaire de Sainte-Marie. Cela a demandé
beaucoup de préparation, quel est le bilan ?
Beaucoup de préparation effectivement, mais la logistique
a été béton, l'équipe régionale a réussi à rassembler beaucoup de
cadres, d'anciens et d'amis du mouvement pour le coup de main. Il faut
dire que l'on a accueilli un peu moins de 500 enfants et leurs
responsables, chiffre qui a presque doublé lors de la fameuse veillée
finale. La région n'a pas lésiné sur ses objectifs et les moyens ont
été à la hauteur. Pour moi, ce centenaire en
Franche-Comté/Bourgogne/Pays de Montbéliard n'a rien eu a envier aux
autres régions et les retours des enfants ont été plus que positifs.
Quelles sont les plus grandes actions auxquelles tu ai participé ?
Sans détailler mes années de louveteau et d'éclaireur, je
pense que tout ce que j'y ai appris s'est concrétisé aux aînés, lorsque
que nous avons préparé notre aventure dans le Haut-Atlas marocain (une
sorte de projet à dimension humanitaire pour faire simple) : nous avons
eu une équipe très soudée qui s'est bien régalé et qui a progressé.
Heureusement que notre responsable Sébastien Lecomte, ex-coordonnateur
régional, était là !
Qu’est-ce que ton expérience chez les éclaireurs t’as apportée personnellement ?
Énormément de choses, et tu as déjà eu un petit aperçu
jusqu'ici : la vie en plein air, le jeu, l'acquisition de compétences
utiles dans la vie de tous les jours. Et bien sûr beaucoup de valeurs
comme le respect, la vie en collectivité et j’en passe. Même en tant
que responsable, on apprend aussi à s'organiser pour concilier études
et scoutisme, prendre des initiatives, des responsabilités, le
contact avec les gens, etc.
Quelles sont les valeurs d’un éclaireur ?
Il existe une Loi des Eclaireurs, comme il existe une Loi
des Louveteaux et des Aînés, elle permet de se faire une bonne idée, la
voici :
1. Tient parole et ne fait rien à moitié, on peut lui faire confiance.
2. Réfléchit avant d'agir, est responsable de ses actes.
3. Vit en équipe, apprend à écouter et à partager.
4. Développe ses compétences et les met au service des autres.
5. Respecte, connaît et protège la nature.
6. Prend soin de son corps et de sa santé.
7. Conserve bonne humeur et maîtrise de soi, même dans les difficultés.
On a vu (avec Franck) que les louveteaux apprenaient beaucoup en jouant, la méthode est-elle la même chez les éclaireurs ?
Le grand jeu reste très présent chez les éclaireurs avec le
folklore, l'histoire à vivre qui sont des choses qui permettent à
l'enfant de se construire par un autre moyen, grâce à l'imaginaire.
Peut-être qu'aux éclais, on apprend peut-être d'avantage que chez les
louveteaux tout ce qui est techniques scoutes : faire un feu, monter
une tente, construire et aménager un lieu de vie en respectant la
nature, etc. Les louveteaux le font aussi dans une moindre mesure.
Également, la vie d'équipe prend toute son importance aux éclaireurs,
et chaque enfant y tient un rôle particulier qui le fait progresser lui
et son équipe.
Au groupe local du Châtelot, il y a beaucoup d’enfants pour deux responsables, manque-t-il des encadrants ?
Oui, on a 22 éclais cette année, soit 7 de plus que l'an
dernier, l'unité est en pleine expansion. Après, le fait que chaque
enfant sache ce qu'il vient chercher en venant aux éclaireurs nous
motive. Et puis, l'unité a bien progressé.
Quel est le profil idéal du responsable ?
Il n'y a pas de profil idéal du responsable ! Aucun
prérequis n'est indispensable, sinon ça se saurait, il suffit juste
d'aimer la vie en plein air et de faire un peu d'animation avec des
jeunes, c'est tout. Notre mouvement est celui de bénévoles et comme je
l'ai dit, on en apprend beaucoup encore en étant responsable aux
éclaireurs.
Comment vois-tu la suite de ton parcours aux éclaireurs unionistes ?
Après m’être formé dans l’animation (BAFA complet) en
2010, je vais me lancer dans la licence de camp (sorte d’équivalent du
BAFD pour les éclaireurs unionistes) pour diriger le camp de l’été
prochain. Plus tard, ça me plairait bien d’être équipier de branche au
niveau régional : apporter du soutien aux unités, s’intéresser à leur
fonctionnement, donner quelques conseils, motiver les responsables, etc.
Est-ce que des actions sont déjà prévues pour l’année qui arrive ?
Avec parents et enfants, nous avons déjà fait une grosse
opération "jus de pomme", qui a bien marché. Également, nous allons
nous plonger dans l'organisation des Lumières de Bethléem de cette
année car nous n'avons pas pu y participer l'an dernier. Pour les
éclaireurs, peut-être un séjour à la neige, et en avril, ce sera notre
rassemblement régional annuel, le Rallye ! 
Propos recueillis par Raphaël Georgy
Les éclaireurs unionistes